LA MAISON DES 7 PÉCHÉS
Seven Sinners
de Tay Garnett
87 mn - N&B - USA - 1940 - VOSTF
avec Marlene Dietrich, John Wayne,
Broderick Crawford, Misha Auer,
Oscar Homolka et Albert Dekker

synopsis
Dans le Pacifique, Bijou, une chanteuse, expulsée d'île en île comme un élément perturbateur de boîtes de nuit, où elle provoque régulièrement bagarres et destructions de mobilier, échoue avec deux compagnons, à Boni-Komba. Elle est engagée au « Seven Sinners »...
le film
L'intrigue de LA MAISON DES 7 PÉCHÉS reprend des éléments types du mélo sternbergien. La femme de "mauvaise vie" doit-elle épouser le bel officier, se rachetant ainsi une conduite, au risque de détruire la carrière de celui-ci ? Est-elle condamnée, au contraire, à une vie d'errance et à se produire dans de tropicaux bouis-bouis ? Garnett triomphe des conventions par son sens de la mise en scène particulièrement fluide et efficace, une approche semi-parodique dans la peinture des personnages secondaires superbement incarnés Marlene Dietrich joue, dans La Maison des sept péchés, un type de personnage conforme à ceux qui en ont fait une icône. Le clou du film est une gigantesque bagarre dans le cabaret où se produit Bijou. Cette rixe collective se mue en une chorégraphie hypermaîtrisée, riche en gags et inventions comiques.
l'auteur
Tay Garnett est né le 13 juin 1894. Il fait ses débuts dans le cinéma en 1920 comme scénariste pour les films et gagman chez Mack Sennett et Hal Roach (le producteur de Laurel et Hardy notamment). Il montrera à cet égard, toute sa vie, une grande affection pour les situations et les personnages burlesques, même à l'intérieur de films dramatiques. Il débutera d'ailleurs sa carrière de réalisateur en 1928 avec une comédie. Les titres les plus connus d'une filmographie apparemment versatile et contrastée sont le mélodrame Voyage sans retour, avec William Powell et Kay Francis, histoire d'amour entre un condamné à mort et une femme atteinte d'une maladie incurable et, bien sûr, son adaptation, en 1946, du roman de James Cain Le facteur sonne toujours deux fois, avec Lana Turner et John Garfield. Mais il y a bien, outre cette Maison des sept péchés, d'autres titres étonnants, quoique moins célèbres, dont il est l'auteur, des films comme Okay America, dénonciation de la corruption et du gangstérisme en 1932, ou Bataan, en 1943, âpre film de guerre avec Robert Taylor qui parvient par moments à dépasser les clichés de la propagande.





