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| DES FILMS À VOIR ET À REVOIR | |
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| Programme du samedi 29 mars 2008
14:00 MARDI GRAS : MADE IN CHINA Les perles que l'on jette sur le passage des chars à Mardis Gras pendant le carnaval à la Nouvelle Orléans sont fabriquées en Chine. Mardi Gras: Made in China suit le parcours d'une de ces perles, empruntant le chemin inverse du carnaval à son usine de fabrication. David Redmon nous convie à une réflexion sur la mondialisation du commerce à travers la juxtaposition d'un côté, de scènes de liesse et de fête, de l'autre, de la réalité sociale des travailleuses chinoises dans l'une des usines de perles les plus importantes au monde. Mais il va plus loin encore, en tentant d'ouvrir un dialogue entre ces deux mondes qui s'ignorent. Il montre des images de ces jeunes travailleuses aux festivaliers et inversement, dévoile à ces jeunes femmes, l'usage qui sera fait du produit de leur pénible labeur. Après deux mois sur place, David Redmon a été cordialement prié de quitter le pays. Rendez-vous avec David Redmon, réalisateur et Ashley Sabin, productrice du film.
Enquêter en Irak est devenu presque impossible. Entre les attentats islamistes et les prises d’otages de plus en plus nombreuses, le danger est tel que les journalistes sont obligés de s’en remettre le plus souvent aux forces américaines pour leurs déplacements. Ce journalisme «incorporé» échoue à rendre compte de ce qui se passe vraiment au cœur du pays. Quels sont les acteurs et les responsables de la guerre civile qui déchire le pays? Comment vivent les Irakiens dans leur quotidien? Comment meurent-ils? Les chiffres officiels parlent de 50 000 morts mais une étude statistique de l’université John Hopkins arrive au chiffre effroyable de 650 000 victimes depuis le début de l’invasion américaine. Chiites, Sunnites et Kurdes ne cessent de s’entre-tuer. Où est la vérité? L’Irak est devenu un trou noir de l’actualité mondiale. Un trou noir paradoxal dont on nous parle tous les soirs au journal télévisé, bilan macabre, chiffre abstrait des cadavres ramassés chaque matin, mais sur lesquels on ne sait rien. Qui tue qui? Les terroristes islamistes sont-ils les seuls à massacrer les civils irakiens? Pourquoi la police semble-t-elle incapable de faire régner l’ordre? Que font les Américains? Au plus fort du conflit qui déchire l’Irak, Paul Moreira est allé mener l’enquête sur les racines de la guerre civile et sur la lente agonie d’une nation. Comprendre pourquoi, pour les Irakiens, la police est devenue synonyme de menace. Pourquoi certains cadavres qu’on ramasse le matin dans Bagdad portent des menottes de police toutes neuves aux poignets. Au cœur des services secrets et des forces spéciales, nous avons découvert que les milices des partis politiques se livrent une guerre privée dont la population fait les frais. Il n’y a virtuellement plus d’Etat. Des hommes en uniforme enlèvent des dizaines de civils jusque dans le cœur des ministères et les emportent dans des voitures de police. Il s’agit la plupart du temps de milices chiites. Elles ont été installées au sein des forces de l’ordre, en 2004, avec l’assentiment des Américains. Les milices terrorisent la population civile sunnite, suspectée de soutenir l’insurrection sunnite. Une méthode qui n’a fait que nourrir la guerre civile interconfessionnelle mais qui a été avalisée, voire encouragée, par certains stratèges militaires de Washington. Elle portait un nom de code: l’option Salvador, en référence à un pays d’Amérique centrale où la guérilla de gauche avait été vaincue dans les années 80 au prix de massacres massifs de civils. Nous avons retrouvé en Irak un officier américain qui avait formé les escadrons de la mort au Salvador. Désormais, il entraîne les commandos de la police irakienne… Débat avec Paul Moreira (sous réserve).
En 2003, Attention danger travail est sorti au cinéma et a rencontré un joli succès. Dans ce film, pour la première fois depuis les années 70, la parole a été donnée à des “déserteurs du marché du travail”, soit une douzaine d'anciens salariés , auxquels s'était joint un chef d'entreprise, qui expliquaient sans complexes pourquoi ils n'iraient plus jamais travailler. Hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, chômeurs et Rmistes, tous revendiquaient haut et fort le droit de ne plus faire la guerre, la guerre économique. Les propos tenus dans le film allaient choquer un grand nombre de spectateurs. A l'heure du chômage de masse et d'une pression croissante sur les demandeurs d'emplois montrés du doigt comme des “fainéants” ou des “parasites”, affirmer devant une caméra que l'on pouvait vivre heureux – ou moins malheureux- avec des allocations chômage ou le RMI avait de fortes chances d'être perçu comme une provocation. C'est l'effet que produira ce film à l'issue de chaque projection: le même type d'incompréhension ou de colère. Mais aussi des réactions positives. Annie Gonzalez, productrice d'Attention danger travail , et les trois réalisateurs ont pris la décision de filmer ces débats. Rencontre avec les réalisateurs.
Ce film documentaire est le fruit de 5 années de travail. Composé d'images souvent dérangeantes tournées en caméra cachée, Terriens aborde le thème de la dépendance totale de l'humanité envers les animaux ( la nourriture, les vêtements, la recherche scientifique, le divertissement, la compagnie, etc.) mais dans le même temps, illustre le manque total de respect dont nous faisons preuve à leur égard. Cette attitude vis-à-vis du vivant déteint sur les rapports que nous entretenons avec les autres hommes et est à l'origine d'un grand nombre de maux dont souffre l'humanité. Joaquin Phoenix (Gladiateur) est le narrateur de ce film dont la bande-son a été écrite par Moby. Suivi d'un débat avec le réalisateur Shaun Monson (USA) en présence de Jean-Claude Nouët, président de la Ligue Française des Droits de l'Animal.
14:15 HOLLYWOOD ET LES ARABES Des films muets aux plus grandes superproductions contemporaines, ce documentaire audacieux révèle une pernicieuse tendance hollywoodienne aux stéréotypes diffamatoires envers le peuple arabe. Avec la participation de l'auteur d'un livre du même nom et conseiller sur ce film, le Dr. Jack Shaheen, le documentaire expose le goût prononcé d'Hollywood pour caricaturer le peuple arabe. L'Arabe incarne le méchant qui prend la forme d'un bandit bédouin, d'un cheick sanguinaire ou d'un terroriste ignoble. Dans sa déclinaison féminine, c'est une vierge soumise et hypersexualisée. Le film éclaire aussi la similarité troublante de cette caricature avec celle de la caricature antisémite ou d'autres représentations racistes à travers l'histoire. Shaheen expose comment la banalisation de ces images et cette vision étriquée ont été préjudiciables à l'image du peuple arabe. Ces images ont eu un impact à des moments clés de l’histoire américaine et des conséquences politiques au niveau national et international. En insufflant une pensée critique et en instiguant un questionnement face aux conséquences sociales, politiques et humaines de ces caricatures hollywoodiennes, le film amène le spectateur à reconnaître l’urgence d’entamer un discours rendant enfin justice à la diversité et à l’humanité du peuple arabe ainsi qu’à la réalité et à la richesse de son histoire et de sa culture. Rencontre avec Sut Jhally (USA), réalisateur et spécialiste des médias américains.
Paix, propagande et Terre Promise est un film sur la couverture médiatique américaine du conflit israélo-palestinien. Ce documentaire éclaire sur les intérêts qui unissent la diplomatie américaine et israélienne au Proche Orient et leur influence sur la représentation qui est donnée du conflit dans les medias US. Il analyse le language et les choix narratifs utilisés qui par exemple, présentent systématiquement Israél sur la défensive, n'attaquant qu'en réponse aux agressions de ses assaillants. Ce documentaire porte aussi un regard très critique sur une grande partie de la profession journalistique qui par intimidation ou paresse intellectuelle se fait l'écho de ces représentations stéréotypées. Il pose in fine la question de l'éthique journalistique et de la relation qui lient media et pouvoir politique. Rencontre avec Sut Jhally (USA), réalisateur et spécialiste des media américains.
War Made Easy expose un demi-siècle de propagande gouvernementale et de manipulation des médias qui ont entraîné les Etats-Unis dans une série de conflits armés depuis la guerre du Vietnam à l’invasion de l’Iraq. Narrer par l’acteur militant Sean Penn, le film exhume des séquences d’archives criantes de désinformation officielle, de Lindon Johnson à George W. Bush, dévoilant en détails comment les médias d’information américains se sont fait le porte-voix des messages pro-guerres des administrations présidentielles successives. Guidé et inspiré par les analyses rigoureuses du critique des médias américains Norman Solomon, le film revèle un certain nombre d'exemples troublants de propagande étatique et de complicité médiatique, à travers des séquences d'archives uniques, actuelles et passées. Qualifiés par le Los Angeles d'«implacablement persuasifs», les travaux de Norman Solomon sont indispensables «pour ceux qui exigent un point de vue élargi avec leur café du matin». Ce film transpose ce regard critique à l’écran. Rencontre avec Sut Jhally (USA), réalisateur et spécialiste des médias américains.
Projection de la 1ère partie du tryptique. Technocalyps est un documentaire en trois volets sur le transhumanisme, c'est-à-dire cette vision de l'avenir, selon laquelle tous les développements technologiques vont tendre vers une transformation de l'humanité pour créer un nouveau type d'humanité, intimement mêlée aux technologies : le transhumain. Le film aborde les implications scientifiques, éthiques et métaphysiques des derniers développements en bio-génétique, robotique, intelligence artificielle, bionique et nanotechnologies. Face à cette évolution probable et sa fascination pour le dépassement de ses limites naturelles, l'homme saura-t-il résister aux dérives prévisibles pour l'humanité de ses propres fantasmes démiurgiques ? Ce documentaire développe une vision sur le présent et le futur qui ne laissera personne indifférent. Technocalyps nous incite à prendre la mesure dès maintenant de cette évolution prévisible de l'humanité dans les décennies à venir. Débat avec le réalisateur Frank Thieys et animé par la Fondation des Sciences Citoyennes (sous réserve)
Paix, propagande et Terre Promise est un film sur la couverture médiatique américaine du conflit israélo-palestinien. Ce documentaire éclaire les intérêts qui unissent la diplomatie américaine et israélienne au Proche Orient et leur influence sur la représentation qui est donnée du conflit dans les médias américains. Il analyse le langage et les choix narratifs utilisés qui, par exemple, présentent systématiquement Israël sur la défensive, n'attaquant qu'en réponse aux agressions de ses assaillants. Ce documentaire porte aussi un regard très critique sur une grande partie de la profession journalistique, qui, par intimidation ou paresse intellectuelle, se fait l'écho de ces représentations stéréotypées. Il pose in fine la question de l'éthique journalistique et de la relation qui lient médias et pouvoir politique.
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