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| DES FILMS À VOIR ET À REVOIR | |
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| Programme du lundi 31 mars 2008
14:00 MA VIE DEDANS En 1999, à 17 ans, Rosa décide de quitter le Mexique pour les Etats-Unis. Arrivée illégalement, elle travaille comme baby-sitter à Austin au Texas chez des particuliers. En janvier 2003, elle est accusée du décès d'un bébé dont elle avait la garde. Emprisonnée pour assassinat, elle attend son procès en prison, seule, dans un pays étranger, loin de ses proches, impuissante. Au delà de ce fait divers tragique, Ma vie dedans est une réflexion amère sur le sort des migrants mexicains aux Etats-Unis et lsur e système judiciaire américain. Rencontre avec la réalisatrice Lucia Gaja (Mexique).
Influencé par la vie et l'oeuvre de l'écrivain cubain et homosexuel Reinaldo Arens, le réalisateur allemand Christian Liffers nous fait pénétrer dans le monde secret des homosexuels cubains. Avec le réalisateur Christian Liffers (Allemagne).
En 1999, à 17 ans, Rosa décide de quitter le Mexique pour les Etats-Unis. Arrivée illégalement, elle travaille comme baby-sitter à Austin au Texas chez des particuliers. En janvier 2003, elle est accusée du décès d'un bébé dont elle avait la garde. Emprisonnée pour assassinat, elle attend son procès en prison, seule, dans un pays étranger, loin de ses proches, impuissante. Au delà de ce fait divers tragique, Ma vie dedans est une réflexion amère sur le sort des migrants mexicains aux Etats-Unis et sur le système judiciaire américain. Rencontre avec la réalisatrice Lucia Gaja (Mexique).
14:15 TERRIENS Ce film documentaire est le fruit de 5 années de travail. Composé d'images souvent dérangeantes tournées en caméra cachée, Terriens aborde le thème de la dépendance totale de l'humanité envers les animaux ( la nourriture, les vêtements, la recherche scientifique, le divertissement, la compagnie, etc.) mais dans le même temps, illustre le manque total de respect dont nous faisons preuve à leur égard. Cette attitude vis-à-vis du vivant déteint sur les rapports que nous entretenons avec les autres hommes et est à l'origine d'un grand nombre de maux dont souffre l'humanité. Joaquin Phoenix (Gladiateur) est le narrateur de ce film dont la bande son a été écrite par Moby. Rencontre avec le réalisateur Shaun Monson (USA).
L'été dernier Jérusalem aurait du recevoir le Marche Mondiale des Fiertés (World Gay Pride Parade). Ce documentaire retrace la préparation de cet événement inédit dans la ville Sainte qui suscita un grand élan de communion œcuménique homophobe de toutes les paroisses religieuses de la ville. L'équipe brave les insultes : menaces de mort, tentatives d'attentat. Débat avec le réalisateur Nitzan Gilady (Israël).
Les perles que l'on jette sur le passage des chars à Mardis Gras pendant le carnaval à la Nouvelle Orléans sont fabriquées en Chine. Mardi Gras: Made in China suit le parcours d'une de ces perles, empruntant le chemin inverse du carnaval à son usine de fabrication. David Redmon nous convie à une réflexion sur la mondialisation du commerce à travers la juxtaposition d'un côté, de scènes de liesse et de fête, de l'autre, de la réalité sociale des travailleuses chinoises dans l'une des usines de perles les plus importantes au monde. Mais il va plus loin encore, en tentant d'ouvrir un dialogue entre ces deux mondes qui s'ignorent. Il montre des images de ces jeunes travailleuses aux festivaliers et inversement, dévoile à ces jeunes femmes, l'usage qui sera fait du produit de leur pénible labeur. Après deux mois sur place, David Redmon a été cordialement prié de quitter le pays. Rendez-vous avec David Redmon, réalisateur et Ashley Sabin, productrice du film.
Depuis que Rachel Levy, 17 ans, a été tuée il y a 5 ans à Jérusalem dans un attentat suicide, sa mère Avigail n'a jamais trouvé de repos. L'assassin de Rachel était Ayat al-Akhras, une jeune étudiante palestienne de 17 ans qui vivait à quelques kilomètres dans un camp de réfugiés. Ces deux jeunes femmes se ressemblaient étonnamment physiquement. Pour leur mère, le choc qui les a tué toutes les deux est aussi fort aujourd'hui qu'il était au moment de l'explosion. Mourir à Jérusalem est un autre regard sur le conflit israélo-palestinien : la perte ressentie par ces deux familles, malgré leurs différences culturelles, est en définitive la même. Ce film évoque leur recherche de réponses et leurs espoirs pour la paix. Le moment le plus intense du film est la rencontre de ces deux mères endeuillées. En présence de la réalisatrice israélienne Hilla Medalia.
Des films muets aux plus grandes superproductions contemporaines, ce documentaire audacieux révèle une pernicieuse tendance hollywoodienne aux stéréotypes diffamatoires envers le peuple arabe. Avec la participation de l'auteur d'un livre du même nom et conseiller sur ce film, le Dr. Jack Shaheen, le documentaire expose le goût prononcé d'Hollywood pour caricaturer le peuple arabe. L'Arabe incarne le méchant qui prend la forme d'un bandits bédouin, d'un cheick sanguinaire ou d'un terroriste ignoble. Dans sa déclinaison féminine, c'est une vierge soumise et hypersexualisée. Le film éclaire aussi la similarité troublante de cette caricature avec celle de la caricature antisémite ou d'autres représentations racistes à travers l'histoire. Shaheen expose comment la banalisation de ces images et cette vision étriquée ont été préjudiciables à l'image du peuple arabe. Ces images ont eu un impact à des moments clés de l’histoire américaine et des conséquences politiques au niveau national et international.En insufflant une pensée critique et en instigant un questionnement face aux conséquences sociales, politiques, et humaines de ces caricatures hollywoodiennes, le film amène le spectateur à reconnaître l’urgence d’entamer un discours rendant enfin justice à la diversité et à l’humanité du peuple arabe, ainsi qu’à la réalité et à la richesse de son histoire et de sa culture.
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